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Traitement phyto des cystites

De nombreuses plantes médicinales possèdent une efficacité reconnue dans le traitement des cystites. Parmi celles-ci, la busserole, le buchu, la canneberge.

Vaccinium macrocarpon Aiton
Cystalgies à urines claires : En phytothérapie, nous utilisons, entre autres, la Busserole, Arctophylos uva ursi, qui est une éricaceae. Elle contient des flavonoïdes, des tanins, ainsi que des hétérosides phénoliques qui lui confèrent des propriétés diurétiques et antiseptiques urinaires. En nébulisat ou extrait sec, à la posologie de 400 mg deux fois par jour, trois semaines par mois.
Nous utilisons également la Myrtille, Vaccinium myrtillus qui est également une éricaceae. Plus connue pour ses propriétés astringentes, antidiarrhéiques et pour son action sur la rétine grâce à ses anthocyanes, elle a une action intéressante sur la congestion et l'inflammation du petit bassin. Nous utilisons feuille et fruit à la posologie de 1 g par jour.

Cystites bactériennes
Le germe le plus souvent retrouvé est Escherichia coli. Comme son nom l'indique, il niche en général dans l'intestin, faisant partie de la flore intestinale.
Un dérangement intestinal, ou une constipation, ou une diminution des apports hydriques, amènera facilement une pullulation bactérienne, source d'une possible migration vers les voies urinaires. Les femmes sujettes aux colibacilloses urinaires se méfient des périodes de constipation et savent que la diminution des apports hydriques leur déclenche souvent une cystite.

Bruyère et buchu
En phytothérapie nous utilisons, entre autres, les fleurs de la Bruyère, Calluna vulgaris, encore une éricaceae. Riche en flavonoïdes et anthocyanes, contenant également des acides phénols, la bruyère est un excellent antiseptique urinaire.
Mais aussi le Buchu, Barosma betulina, qui est une rutaceae dont on utilise la feuille. Son odeur caractéristique est due au soufre, composant de l'huile essentielle. Nous l'utilisons en TM, associée à la bruyère à raison de 250 gouttes de chaque pour un litre d'eau.
A noter que la busserole, qui possède une action anti-inflammatoire et décongestionnante pelvienne, peut également être utilisée dans ce cadre.

Et la canneberge...
Citons également la Canneberge, Vaccinium macrocarpon A., une éricaceae de plus, qui a fait une entrée remarquée depuis quelques années dans le monde de la phytothérapie pour son efficacité sur les cystites récidivantes. Cette airelle, originaire d'Amérique du nord, riche en polyphénols, a une action antibactérienne urinaire très intéressante et semble inhiber l'adhérence bactérienne intravésicale.
Pour ne citer qu'une huile essentielle, un mot sur l'HE de thym, Thymus vulgaris CT thuyanol, qui possède un spectre d'activité large, et un CMI remarquable sur le colibacille, ainsi que sur le staphylocoque doré.

En conclusion
L'apport de la phytothérapie dans le cadre des infections urinaires est indéniable. L'antibiothérapie ne devrait être réservée qu'aux (rares) échecs des médecines naturelles. En effet, l'adaptation bactérienne aux antibiotiques est très rapide. Il ne suffit que de quelques traitements pour sélectionner les germes urinaires et obtenir des résistances conduisant à une impasse thérapeutique.





 

Dr Michel Tourrasse
22/08/2006

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